14 May 2008

Les debuts d'une autre - The beginning of another

A text I am writing in French to congratulate an old friend - but the opportunity for me to bring back some very old pictures - in my very first "photographer-weeks".

Je dois rediger ce texte en francais, puisque j'ai le grand plaisir d'apprendre a l'instant que l'une de mes 'camarades' de Lycee, Kristell, se rend elle-meme a son tour grace aux fonds europeens-jeunesse pour un SVE a Kaposvar, Hongrie.

Tout excite que j'etais que d'apprendre que je peux partager mon vecu dans ce pays avec une voisine d'adolescence. Sans doute comme l'est un Hongrois lorsque l'on se penche tranquillement sur la question de SA langue, de SON origine, des contours de SON jardin. Enfin soyons humble, je suis encore un enfant ici, mais j'y suis ne, c'est sur. J'y ecoutes, j'y vois, j'y parles comme un enfant qui grandis et qui s'affirme. En meme temps j'ai rarement ressenti tel present, une envie de s'enraciner profonde. Quoique l'on ait pense de mon envie incessante de voyage, j'ai toujours su que mon coeur faisait sans arret le chemin inverse a mon village, a mon enfance, a mes parents, ma famille, mes soeurs, mes amis, mes racines musicales, footballistiques. Un chemin inverse, qui dans mon coeur s'enracinait, alors que je retrouvais l'envie d'etre un enfant, ailleurs.

On ne peut parler en terme finis, c'est important.
On ecrit toujours en vers ouverts, de nos jours.
Comme un Hongrois qui trinque et re-propose
Comme la lumiere transparente, percante, traversant...

Vers ou se dirige-t'on?
Une des questions que peut etre en train de se pauser Kristell..

Alors voila ce que, plein de joie et d'air hongrois, je lui espere:

"Plein de bonnes choses Kristell, ca me fait super plaisir que tu partes a l'aventure comme ca et je suis sur que tu y trouveras autant que moi, que l'experience te seras tout aussi 'fondatrice'. La Hongrie est un pays comme ca, un commencement, ni nouveau, ni 'curieux'. Un debut, un vide linguistique et de pensee ou l'on se reconstruit sur des couleures, des sensations, des emotions, des formes, des mouvements, une lumiere curieuse ou retentit le passe et pourtant eblouissante par la force de son present, une vie nocturne a l'humaine universelle. Plus tard, comme toujours apres une naissance, le mot est ne et l'on se reconstruit par la prose d'une culture cousine. Bref, je dois bien ca a la tres honorable miss Le Cunff, qui il y a quelques annees avait reussi a mieux me pencher sur le questionnement d'un certain Bergson."

voila une photo de moi (manteau bleu, coiffure extravagante) de dos, marchant dans Szeged...

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